POESIE - LITTERATURE
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Par Serge Doumenc
A Rosy
La nuit comme une chute éternelle, la nuit infinie partout, tout le temps, et puis un soleil, des mots insatiables de leurs lettres, juste des cris insatiables d'amour...
Jour de pluie
Au-delà des aubes se tramait un ciel en demi-teinte, mémoire incrustée des jours si peu dépassés; Une entame douloureuse en volutes éparses sur mon bras m'appelait à des flammes, langues veloutées soudain surgies, mouvances ondulantes rappelées de ton corps brûlant.
Tes yeux fulgurants m'atteignaient d'un amour sensuel, sauvage, laissant à jamais les griffures sanglantes de ton âme me pénétrer jusqu'au plus profond des chairs.

Portrait
Là bien sur n'est plus le crayon, ni l'agitation de la plume sous mes mains... C'est bien le crayon et la plume agités par mes sens.
Ailleurs
Aux déviances de ce temps survolant mes sens comme une ombre aux courbes simples de ma vie, voilà cette existence même ancrée à jamais sur son fil.
Mouvances
...douceur irradiée et chaude de ces corps mêlés en autant de lianes, fines volutes dans la torsion des sens, des touches extrèmes aux gémissements, par ces langues sauvages dardées goulûement sur les chairs offertes et humides, turgescences nocturnes nées des pensées profondes et diurnes aux regards acérés vers ces corps appelants, incontournables rites, Ô Femme sauvage et immuable, incontournables rites de tes chairs pour les miennes...


De la nuit
Ils étaient là, grâves et éthérés, des regards qu'on croyait vides de sens, des sens qu'on croyait vides d'égards... Mes fantômes étaient là, face à moi.

Message
juste des éclats, juste des instants de fleurs comme autant de pétales d'écume à ces vagues tournoyantes comme mon coeur quand je te vois.....
Noir et Blanc
...photos et images, tes regards et ce visage
les couleurs n'y sont pas elles sont à l'intérieur
l'intérieur de ton coeur
et tes yeux sont mon âme
et ton âme ma couleur
Regards
Violets, noirs, bleus ou verts,
jaunes rouges ou mordorés,
vairons, gris, marrons, étranges,
tes mystères passent ici
par mon regard.

De l'Eros
Reçois en cette fleur de mots les senteurs étales de mes pensées,
volutes fines de mes sens acérés, tendres sensuels tendus au fil d'horizon,
calmes, de mes mains saillant juste à peine à l'effleure de ta peau languissante,
regards profonds des souffles marins exhalés doucement en mouvances fines et brûlantes,
juste ondulées de perles et tes doigts sur mon dos comme autant de feuilles frissonnantes ravivant l'esprit,
m'agrippant en déchaînant nos volcans...!...

ICI UNE SELECTION DE POEMES VENUS D'AILLEURS
De Mme A. EHRENBERG, Berlin
SILK ROAD OF LUST

 Red and fast there flows our blood
in the rhythm of the music of orient,
 pulse in his hot glow
hits the tact so loud of the fragrant nights
 and I am crying
and I am weeping

 Hot breath on the skin
our heart floods of wild flow of lust
 storm inside brewed
carried away by passion and lust moan
 and I am crying
and I am weeping

 Sweet sounds distant in the ecstasy
in the eyes tears of water so wildly
 if nothing gave for an exchange
thus the picture remains in my heart always
 and I am crying
and I am weeping

 The last dam, he opens
if a wild brook pours forth in full floods
 tears us with in his run
on silk road of the lust and glows
 and I am crying
and I am weeping

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NOTHING

Kostbare Gedanken hält
 nichts in Schranken!
sie müssen gedeihen 
 und sich befreien!
Sie sind niemals zu viel,
 kommen sie an ihr Ziel!

 

MITTELMEER

Du, mein schönes mittleres Meer,
was ich von dir gesehen bisher,
obwohl ich dich nicht oft erblickt,
hat mich doch so vollend`s entzückt.
Wie viele Türkise und Töne von Blau
es wohl gibt, weiss kein Maler genau!
Deine Strände könnten verschiedener nicht sein,
vom feinsten weissen Strand bis zum gröbsten Stein.
Ich blicke, blicke hinaus fast andächtig,
die Felsen strotzen dir so kühn und mächtig,
der Wind, er peitscht dich wie er will,
doch manchmal liegst du wie ein See so still.
Hoch auf den Klippen atme ich die salzige Luft.
Zwischen uralten Olivenbäumen weht würziger Duft.
Mediterrano wo ich sitze, wo ich steh`,
auch wenn ich durch blühende Gassen geh`.
Sorglose Unbeschwertheit schenkst du mir
durch deine Schönheit und die da leben bei dir!

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LAUSCHEN

Zart und ganz ganz fein
liegt dir Feder auf dem Stein,

dicht neben einem Moderblatt. (rot sheet)
Ein Bild, das viel zu sagen hat!

Nur schauen und still lauschen...
Hörst du den Wind ganz leise rauschen?

Wie er die Wellen sanft bewegt,
die kleine Feder hebt und legt?

Der Stein liegt fest und kalt,
doch: " Halt ! "

Wenn er erzählen wollte
wie ihn die Flut wegrollte,

wie stark er angekämpft!
Und hörst du ganz gedämpft

wie das alte Blatt im Sterben liegt,
Sich im Todeskampfe wiegt?

Gestreichelt wird ganz sanft
der Stein; und frag dich gleich:
" Warum ? "

Das weiss nur das Federlein,
denn es liebt den alten Stein.
EIN TRAUM (A dream)

Ich kuschle mich in deine Decke
ganz nah zu dir,
leg`mich in deine Arme.
du bist so vertraut und warm.
Verschlafe blinzelst du mich an.
Jetzt trennt uns nichts mehr!
Ich sehe in deine Augen,
berühre deine Finger,
streichle dein Gesicht,
küsse deine Stirn.
Dann spühr` ich 
deine weichen vollen Lippen
auf meinen.
Dieser Kuss scheint 
unendliche zu sein.
Ich will dich immer nur
anschau`n,
dass ich dein Bild 
nie mehr vergesse!!!

....ein Klopfen an die Tür
beendet diesen Traum....

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